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La Chine en daguerréotype

JULES ITIER : PREMIÈRES PHOTOGRAPHIES DE LA CHINE, du 14 au 27 novembre 2012 au Centre Culturel de Chine à Paris

A l’occasion de l’exposition au Centre Culturel de Chine des daguerréotypes de Jules Itier, revenons grâce à Pâris sur les circonstances de la réalisation des quelques plaques parvenues jusqu’à nous. Le journal tenu par Pâris à bord de l’Archimède en 1844-1845 et conservé au musée national de la Marine à Paris mentionne à plusieurs reprises le personnage d’Itier ainsi que les conditions de réalisation des daguerréotypes.

La mission commerciale en Chine

Au début des années 1840 les puissances occidentales, en quête de nouveaux marchés et rivales sur le terrain commercial, ont le regard tourné vers le Céleste Empire. En réaction contre le traité de Nankin qui est signé en 1842 entre la Chine et la Grande-Bretagne et qui accorde à cette dernière l’ouverture de cinq ports chinois, la France expédie une mission extraordinaire en Extrême-Orient sous les ordres de Théodose de Lagrené, ministre plénipotentiaire de France en Chine. Le ministère des Affaires Étrangères envoie pour l’assister deux secrétaires de légation, sept attachés tandis que le ministère du Commerce lui adjoint quatre délégués, un inspecteur des douanes et son secrétaire, ainsi qu’un médecin. La mission diplomatique se double d’une mission commerciale chargée de juger du potentiel du marché chinois pour l’écoulement des marchandises françaises autant que d’étudier  l’industrie locale. Deux navires sont affectés à l’envoi de ce beau monde dans les mers de Chine, où ils doivent rallier les bâtiments qui y stationnent depuis quelques années. L’ambassade et la majeure partie de sa légation[1] quitte la France en décembre 1843 sur la frégate la Sirène, commandant Charner, qui voyage de conserve avec la Victorieuse, commandée par Rigault de Genouilly.

Les « messieurs du commerce » Rondot, Hausman, Hedde et Renard, le comte d’Harcourt, second secrétaire de la légation et Charlus, attaché, ainsi que huit prêtres, prennent passage sur la corvette à vapeur l’Archimède commandée par le capitaine de corvette Pâris. Les accompagne un certain docteur Mallat, chargé d’une mission spéciale.

Souvenirs de voyage

Pâris, attaché à collecter par l’image des souvenirs de voyage et toujours à l’affut des innovations techniques, demande au ministère de la Marine de lui fournir un daguerréotype de voyage avec un grand nombre de plaques et s’en remet au baron Séguier pour l’aider dans le choix et le guider dans la manipulation de l’appareil[2]. Les passagers de l’Archimède, en particulier Rondot, ainsi que son commandant et le mécanicien Raffoux, s’essaient au daguerréotype à chaque escale, sans grand succès[3] : d’une part plusieurs plaques sont oxydées – si l’on en croit Pâris à cause de la flanelle blanchie à la chaux qui les enveloppe – d’autre part les conditions de température, d’humidité comme de luminosité rencontrées à chacune des escales varient à un point tel qu’il est très difficile aux néophytes de maîtriser la technique.

En Inde les daguerréotypistes amateurs tentent quelques épreuves sur une pagode. Pâris relate dans son journal :

« Les portes, au  nombre de deux, sont assez bien mais n’ont pas ces innombrables statues qui les rendent si originales. La plus grande, située à l’est à l’entrée de la première enceinte, est aussi élevée que celle de Vilnour. Je regrette de n’avoir pas eu l’idée de mettre une règle près d’elle lorsqu’on l’a faite au daguerréotype : il eut été curieux d’en connaître ainsi la hauteur et les dimensions principales. Je fais aussitôt ma ronde pour bien employer mon temps et pendant que ces messieurs braquent la chambre noire sur ce temple à colonnes, je vais le dessiner par côté. […] L’atelier du fourbissage des plaques s’établit sous les colonnes du temple et Raffoux prépare pendant que M. Rondot iode et présente à la chambre obscure : au commencement 16 minutes ne donnent pas des gravures encore bien nettes tandis qu’après il faut rester de moins en moins longtemps. M. Rondot diminue de deux minutes à chaque fois et le soleil agit si vite que ce n’est pas assez, si bien qu’ayant commencé à 7h ½ alors que 16 minutes n’étaient pas assez, il se trouve qu’à 9h 2 minutes ½ sont trop et donnent des épreuves solarisées. »[4]

Quelques jours plus tard Pâris réitère l’expérience, sans plus de succès :

« Raffoux et moi sommes deux mazettes et ne pouvons arriver à rien de bon. À peine obtenons-nous une image obscure. Ce diable de daguerréotype est si difficile que, croquant aussi facilement que je le fais, j’ai de la peine à me décider à l’employer. »[5]

En effet le matériel est lourd, encombrant, complexe. Or Pâris voit dans le daguerréotype un outil qui permet de copier fidèlement un modèle et remplacer les croquis de terrain.

Il semble que sur la Sirène les résultats soient plus concluants et qu’Itier parvienne à réussir quelques épreuves. Lorsque les deux navires se rejoignent en mer de Chine, Pâris laisse à Itier le soin de manipuler l’appareil, lui fournit des plaques, tandis que lui-même y renonce, préférant le papier et le crayon à la chimie. En Chine Pâris fait de nombreuses excursions en artiste en compagnie d’Itier, l’un daguerréotypant, l’autre dessinant pagodes et scènes de rue. Lors de la signature du traité de Whampoa (Huangpu) à bord de l’Archimède, « les mandarins se laissent complaisamment dessiner. […] Bientôt arrive M. Itier avec son daguerréotype, braquant la lunette sur les mandarins, les faisant asseoir au soleil, les groupant de manières différentes, jusqu’à ce que toutes les plaques soient épuisées. Malheureusement il ne peut réussir à faire une bonne épreuve et certes, s’il l’eut obtenue, elle était plus précieuse que le meilleur dessin. »[6] Une seconde séance de pose, en l’absence de Pâris, semble avoir mieux réussi puisqu’un daguerréotype représentant l’amiral Cécille, commandant la station navale des mers de Chine, le ministre Lagrené et les dignitaires chinois, nous est parvenue.

Julesitier

Quelques jours plus tard, à la maison de campagne de l’un des mandarins, c’est Rondot, en l’absence d’Itier, qui tente de faire le portrait de Qiying. Là encore « On le fait tourner, changer, se mettre au soleil, à l’ombre, sans pour cela mieux réussir qu’à bord de l’Archimède. »[7] Enfin à Canton les deux artistes montent sur un toit pour réaliser le panorama de la ville : cette fois Pâris note qu’Itier a réussi quelques bonnes épreuves tandis que lui-même renonce à réaliser le panorama en grand, bien qu’il ait pris soin de l’esquisser et de noter les couleurs, car il craint que cette succession de toits ne soit trop monotone[8].

Macao1844

Pâris, déçu par la difficulté d’un appareil dont il ne parvient pas à maîtriser l’usage, sous-estime les compétences d’Itier, à moins qu’il ne se satisfasse pas de la qualité des épreuves, préférant finalement la lisibilité du dessin au miroitement des plaques du daguerréotype. Il renonce dès lors à l’utiliser lui-même mais continuera de s’intéresser au procédé photographique, tant pour les portraits de famille[9] que pour l’édition.

Itier vu par Pâris

Pâris se plait à visiter les villes chinoises en artiste avec Itier, mais lorsqu’il doit accueillir le daguerréotypiste comme passager à bord de l’Archimède son enthousiasme s’émousse.

« Cet homme est vraiment singulier. Il a reçu une bonne éducation, paraît instruit en chimie mais tout cela a l’air d’être brouillé dans sa tête où on dirait qu’il existe une masse d’idées qu’il tire au hasard, tantôt l’une tantôt l’autre et il parle, parle, c’est prodigieux, des heures anciennes sans cesse, sans laisser placer aux autres plus qu’un ou deux mots qui lui servent aussitôt de nouvelle base pour repartir et parler de plus belle. Quelqu’un d’adroit lui ferait dire blanc le matin et noir le soir. Il a une voix sonore et glapissante qui s’entend de l’arrière à l’avant et qui, bien qu’animée, a quelque chose de monotone. »[10]

Les circonstances sont peu favorables à un accord entre militaires et civils : l’escadre fait des ronds dans l’eau pendant que Lagrené et Cécille tentent de prendre possession de l’île de Basilan[11]. Pâris ronge son frein, plongé malgré lui dans l’inaction tout en devant s’accommoder des desiderata de passagers avides d’une liberté de mouvement peu compatible avec le service d’un bâtiment de guerre, d’où le peu d’aménité du commandant pour un Itier tout aussi désœuvré.

Il reste heureusement, grâce à Itier et au daguerréotype, quelques souvenirs de cette mission de Chine qu’il est donné de voir en ce moment à Paris.


[1] Lagrené, son épouse et ses deux enfants ; De Ferrière, premier secrétaire de la légation ; 4 attachés, MM. de la Hante, Marey, Mac Donald et de la Guiche ; un journaliste, Xavier Raymond ; un médecin, Yvan ; Itier, inspecteur des douanes et Lavollée, son adjoint ; de Montigny, chancelier.

[2] SHD Marine, BB4/622, letter de Pâris au ministre de la Marine du 16 janvier 1844.

[3] Musée national de la Marine, Paris : E. Pâris, Journal de l’Archimède, 1844.

[4] Ibidem, p. 169-176.

[5] Ibid. p. 185.

[6] Ibid. p. 286-287.

[7] Ibid. p. 334.

[8] Ibid. p. 340-341.

[9] Son neveu Henri Basset, dans ses notes conservées au musée national de la Marine, fait mention d’un portrait de Léon Pâris réalisé en 1849.

[10] E. Pâris, Journal de l’Archimède, 1845, p. 65.

[11] D. Nardin, « Les Français à Basilan : un projet de colonisation avorté », Archipel. 1978, vol. 15, no 1.

Panorama

L’actualité[1] m’incite à évoquer l’un des aspects assez méconnu du travail de Pâris, le panorama linéaire développé. Il en a réalisé un grand nombre : Bône, Goa, Diu, Hong Kong, Rio de Janeiro, îles Typa, Macao, Toulon, Gênes, Sébastopol, Ismaïlia, Port-Saïd, canal de Suez… Huit de ces panoramas sont conservés au Musée national de la Marine à Paris, d’autres dans des collections particulières, un relatif au canal de Suez enfin dans le fonds de la Société de Géographie à la BnF. Alain Niderlinder, dans un article de la Revue Maritime,  a bien décrit ces œuvres réalisées entre 1834 et 1869. Deux questions se posent quant à ces œuvres singulières : la motivation et la technique de réalisation.

Pour ce qui est de l’inspiration et de la technique, il suffit peut-être de rappeler que ces années sont celles de la vogue du panorama circulaire et de ses nombreuses déclinaisons décrites et analysées par Bernard Comment[2]. Lors de son séjour à Paris en 1832-1833, alors qu’il était affecté au Dépôt des cartes et plans de la marine pour la réalisation des cartes levées pendant la campagne de la Favorite[3], Pâris habite à deux pas de la grande rotonde de Jean-Charles Langlois où l’on peut admirer la représentation à 360° mise en scène de la bataille de Navarin puis de la bataille d’Alger. Le panorama, selon Bernard Comment, est l’héritier des courants picturaux du XVIIIe siècle, des vedute à la topographie en passant par le pittoresque. L’Angleterre est d’ailleurs le terrain privilégié d’expérimentation artistique autour de la représentation de la nature[4] et le berceau du panorama. Aucune œuvre de Pâris ne trahit quelque intérêt pour la peinture d’histoire ou la représentation du sublime. Il ne représente guère les tempêtes ou les échouages, préludes aux naufrages, thèmes pourtant affectionnés par le public[5] ; mais des études d’arbres aux représentations architecturales en passant par les portraits de bateaux, les paysages ou les vues de côtes, il donne la priorité à la fidélité de la représentation, au respect du détail, à l’exactitude des mesures et des proportions. La même exigence concourt à développer ses talents de coloriste soucieux de restituer des ambiances et des impressions. De l’Orient proche à l’Orient lointain, il fait vibrer et chatoyer les couleurs. Par ailleurs, en tant qu’officier hydrographe il est familier de la représentation topographique employée dans les vues de côtes, croquées sous voile ou levées avec minutie lors des escales. Des vues de côtes au panorama, il n’y a qu’un pas ; pas de géant certes, offert par les circonstances, car pour que le panorama ait un intérêt, il faut bénéficier d’une vision à 360°. La vue de côte est linéaire par la force des choses ; c’est un déroulé qui s’apparente au « moving panorama ». L’escale dans une baie est l’occasion de « fermer » la vue, en témoigne la représentation sur un cercle dont l’Astrolabe est le centre, par l’un des géographes du bord, du Port Western[6], panorama horizontal excentrique qui préfigure les tables d’orientation.

Le panorama répond aux trois centres d’intérêt de Pâris : géographie, art et technique. C’est après son séjour parisien en 1832-1833 qu’il va s’essayer à cette nouvelle forme de représentation, une première fois sur les côtes d’Afrique du Nord (panorama de Bône), puis de manière systématique pendant le voyage autour du monde de l’Artémise. Pendant cette campagne il réalise plusieurs panoramas[7]. Sur ses carnets il dessine des « vues panoramatiques », traditionnelles vues de côtes qui, mises bout à bout, représentent une baie à 360°. De ce type de vue au ras de l’eau (ou du haut des vergues) qui ne permet guère que de représenter le relief, Pâris ajoute bientôt une vue de terre qui lui permet de prendre de la hauteur. Pour embrasser un paysage, sinon à 360° au moins à 180°, il faut que la vue soit dégagée et le peintre doit se trouver sur une éminence. Pour ce faire il doit gravir une colline pourvu de ses carnets de croquis, rouleaux de papier et accessoires. A Macao Pâris dessine un « croquis d’environ 7 m » qu’il offre au retour à son oncle. A Rio il faut se représenter un Pâris convalescent[8] en train de rôtir au soleil, ébloui par la blancheur du papier[9], immobile pendant des heures pour prendre les vues qui lui permettront d’établir le « tableau » définitif. L’une des versions de ce panorama porte les mentions suivantes : « Panorama développé de la Baie de Rio Janeiro dessiné sur le sommet du Corcovado à 700 mètres de hauteur en Janvier 1840. Le bas du tableau est à 40° au dessous de l’horizon. Le dessin-légende est écrasé, c’est-à-dire que tandis que les longueurs sont égales à celles de l’original, les hauteurs ne sont que 10/65 ou 0,153 des premières. » Cette fresque, de longueur identique mais rétrécie en hauteur, porte les indications géographiques afin de libérer des éléments de légende le panorama « original » peint à l’aquarelle rehaussée de gouache de 419 cm de long pour 82 de haut. Pâris fait de même pour le panorama de Toulon quelques années plus tard.

Aucune source ne nous permet de connaître la chronologie de réalisation ni les moyens techniques utilisés par Pâris. Des aberrations chronologiques sur l’un des panoramas de Toulon, relevées par Bernard Cros laissent à penser que les panoramas ne se faisaient pas en un seul jet et que Pâris pouvait revenir sur son ouvrage. Par ailleurs l’analyse de B. Cros montre que Pâris, tout préoccupé par l’exactitude du relevé et la fidélité de la représentation, n’hésite pas à prendre quelques libertés avec la loi de la perspective pour mettre en relief tel ou tel détail.

La motivation est une question encore plus délicate pour le biographe qui doit avant tout éviter l’écueil de l’anachronisme. On sait par exemple que le panorama en couleurs de la baie de Rio a été exposé, encadré, dans le Musée de marine du temps où Pâris en était le conservateur. Supposer que ce panorama a été réalisé pour être exposé dans un musée serait un contresens. Dans ses premières années de panoramistes Pâris dessine pour différents motifs : pour améliorer sans cesse sa technique, pour conserver le souvenir de ce qu’il a vu, pour s’occuper, pour illustrer la relation du voyage et ainsi pérenniser ce souvenir, pour offrir enfin, à ses proches en gage de son affection ou à ses amis en témoignage de sa reconnaissance. Que le panorama apporte-t-il par rapport au format traditionnel ? Comme la vue pittoresque, il offre à ceux qui sont restés en France de voyager sans se déplacer. Pour le géographe qu’est Pâris il présente également une vertu pédagogique, celle d’accompagnement de la « conscience géographique »[10]. Enfin l’enjeu technique est certainement une motivation supplémentaire chez un homme fasciné par le progrès et l’innovation. Ce qui amène à s’interroger sur le rôle des panoramas tardifs, ceux réalisés lors de l’inauguration du canal de Suez. Ces panoramas sont d’ailleurs les dernières œuvres picturales non utilitaires de Pâris. Il continue à dessiner des plans de machines et de bateaux pendant son « règne » au Musée de marine mais n’a plus produit de peintures « pittoresques » depuis les Souvenirs de Jérusalem, sans doute parce qu’il ne voyage plus. Il faudrait également confronter la production picturale de Pâris à son rapport à la photographie, qui fera l’objet d’un prochain article.


[2] B. Comment, Le XIXe siècle des panoramas. Paris : Adam Biro, 1993.

[3] Voyage autour du monde pendant les années 1830, 1831 et 1832 sur la corvette « La Favorite », commandée par M. Laplace. Atlas hydrographique publié par ordre du Roi sous le ministère de M. le Comte de Rigny,.., [Paris] : Dépôt général de la Marine, 1833.

[4] Voir par exemple C. Klonk, Science and the perception of nature: British landscape art in the late eighteenth and early nineteenth centuries. Published for the Paul Mellon Centre for Studies in British Art by Yale University Press, 1996.

[5] Episodes volontiers représentés en revanche par les dessinateurs officiels des expéditions : de Sainson sur l’Astrolabe qui croque « La corvette l’Astrolabe en perdition sur des récifs (Tonga Tabou) et Lauvergne qui remporte une médaille de 3e classe au Salon de Paris avec Ouragan sur la côte de l’île de Bourbon, appareillage forcé de la corvette « La Favorite » avril 1830.

[6] Archives nationales, fonds Marine, 5JJ/102/C.

[7] Tous ne nous sont vraisemblablement pas connus.

[8] Il a été amputé l’avant-bras gauche quelques mois plus tôt.

[9] Dans le journal de la campagne de l’Archimède, conservé à la bibliothèque du musée de la Marine, Pâris note : « au bout d’un quart d’heure le soleil arrive et me rôtit le mieux du monde en rendant mon papier si éclatant que je vois toutes les couleurs de l’arc en ciel et, comme sur le Corcovado, je suis obligé toutes les cinq minutes de rester quelques instants ma tête sur mes bras pour retrouver une vue claire. »

[10] Voir J.-M. Besse, « De la représentation de la terre à sa reproduction : l’invention des géoramas au dix-neuvième siècle ». In : Combler les blancs de la carte. Modalités et enjeux de la construction des savoirs géographiques (XVIe-XXe siècle). Strasbourg : Presses Universitaires de Strasbourg, 2004.